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Eau, la belle bleue
Aujourd’hui 22 mars, c’est la journée mondiale de l’eau. Des vendeurs d’eau au sachet à Luanda, jusqu’à la débrouille qui prévaut dans Dhaka inondée, en passant par la curieuse quête des scientifiques qui pataugent dans un torrent du Tennessee en attendant le retour du poisson-chat, National Geographic (en anglais) livre un fantastique tour du monde offrant le meilleur en photos, reportages et cartographie. Un concentré exceptionnel des enjeux vitaux, scientifiques, géographiques, environnementaux et mêmes spirituels engendrés par la relation entre les hommes et l’élément qui leur est le plus essentiel.
S’il est un coin du globe où ces enjeux prennent une importance particulière, c’est bien à l’est de la Méditéranée. Entre le Nil et le Tigre, Moyen-Orient consacre son numéro 4 à « L’eau, entre conflits et pénurie ». Le Moyen-Orient, c’est 6% de la population mondiale et 1% de l’eau douce… Un chiffre qui dit la nécessité de s’intéresser au problème… Tout en relativisant les propos alarmistes des prophètes des « guerres de l’eau » et autre « ruée vers l’or bleu ». Dessalement, enjeux de l’eau dans le conflit entre Israéliens et Palestiniens, positions turques sur les bassins du Tigre et de l’Euphrate… un dossier qui ne prétend pas « épuiser le sujet » mais qui l’essore pas mal. L’effort de vulgarisation est réussi, mais la revue étant rédigée par des spécialistes, elle s’adresse à un public averti.