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Myret Zaki « La Finma a contribué à maintenir les secrets d’UBS »
La conférence internationale du journalisme d’investigation se poursuit à Genève, avec une description des investigation autour de la crise des subprime, dans les coulisses d’UBS et de Credit Suisse. Myret Zaki:
Lukas Haessig: « Dès que vous savez ce que vous cherchez, vous trouvez des documents importants même sur les sites officiels. – On ne vous ment généralement pas dans les documents officiels, mais si vous ne les comprenez pas… ils ne servent à rien.
« La philosophie des banques consiste à ne pas donner trop d’information. – Le régulateur du marché des banques en Suisse [aujourd'hui FINMA] est l’instance auprès de laquelle il est le plus difficile d’obtenir des informations car elle adopte le point de vue des banques. – La FINMA a contribué à maintenir les secrets d’UBS. – Les personnes qui peuvent devenir vos sources ne vont pas leur carrière ou leurs intérêts pour vous parler. Celles qui m’ont parlé étaient très en colère et n’avaient pas de loyauté envers le marché. Même en gagnant beaucoup d’argent, le besoin de reconnaissance, de faire reconnaitre ce dont ils avaient averti les banques, les a conduit à parler. – L’une de mes sources a exigé de répondre à mes questions uniquement par oui ou par non. – C’est difficile pour moi de ne pas révéler mes sources, parce ça permet aux critiques de décrédibiliser mes informations en les décrivant comme des rumeurs. Plus vous devez protéger vos sources, plus vous êtes empêchés de publier des informations décisives.
Au sujet des conditions dans lesquelles son investigation a été menée: « Je travaillais pour Le Temps et j’ai du tout négocier. Un avocat a relu mon livre, bien que Le Temps n’aie pas co-édité l’ouvrage et que j’aie pris un congé sabbatique. A l’époque, je l’ai pris comme une pression très importante, même si je l’ai compris. Les négociations au sujet du contenu de mon livre ont été compliquées, car chacun sait qu’UBS est un sponsor très important de la presse suisse. »
