George est le dernier-né de la presse romande. Féministe (un peu) et cultivée, c’est « la revue de celles qui dépassent les bornes ». Les bornes, en matière de journal « féminin » romand, pour l’instant, c’est Fémina.
Autant dire qu’il n’y a pas besoin d’aller très loin pour les exploser (note pour plus tard, Fémina évolue).
George 1, ce sont des romandes qui entreprennent, (les nouvelles tôlières de l’Interlope, à Neuchâtel), des combattantes (Yvette Théraulaz, et Fatouma Diallo, qui lutte pour les droits des femmes au Burkina) et des « empêcheuses de construire en rond » qui déglinguent les plans, dans des chantiers de mecs, pour le bien des futurs usagers et usagères. Il y a aussi quelques trucs interactifs marrants , comme le fait de pouvoir lancer un défi aux filles de la rédac’ (lancez un défi sur le site Internet de George).
En tant que mâle dominant, dominé par ma propre domination (Amen), j’aurais pu me passer des considérations déjà lues sur les rues de Lausanne en pente qui portent des noms de fille, de même que des avertissements sur la dangerosité du soutien-gorge comme combustible. En même temps, au contraire de beaucoup de journaux féminins, George ne m’est pas destiné.
George, édité par l’association Woming, douze francs, trois fois l’an, dans toutes les bonnes journaleries de Suisse romande!